Accueil du site > Pages annexes > L’Eglise Saint Symphorien

L’Eglise Saint Symphorien

Sommaire


- L’Eglise de Morogues et la Révolution Française
- Présentation générale - L’intérieur - Le mobilier - Rénovation intérieure

La rénovation intérieure

La rénovation intérieure

L’Eglise de Morogues et la Révolution Française

14 Novembre 1795 : A l’issue de la Révolution, choix d’un lieu de culte pour les exercices religieux. (Registre municipal 1795-1849)

"Aujourd’hui vingt trois brumaire an IV de la République une et indivisible, heure de dix du matin, par devant nous agents municipaux de la commune de Morogues sont comparus la plus grande et saine partie des citoyens de cette dite commune qui ont dit et déclaré que voulant se conformer à la loi du sept vendémiaire dernier relative aux cultes et aux ministres qui doivent remplir les fonctions de ministres de culte catholique, ils choisissent pour leur temple et exercer leur culte catholique en l’ancienne église dont ils ont requis acte qui leur a été octroyé le jour et an que dessus"
Signé : Bailly, Beaufrère, Deschamps, Alfroy, Bailly, Beaufrère Fils, Deschamps Adj

 L’Eglise était devenue "Bien National"

23 Décembre 1795 : Prestation de serment du Curé Couderc à la Constitution Civile du clergé ( Registre municipal 1795-1849 )

Le deux nivôse an quatrième devant nous Etienne Foussard, agent municipal provisoire de la Commune de Morogues est comparu le Citoyen Jean Couderc habitant à Morogues, lequel a fait la déclaration dont la teneur suit :
"Je reconnais que l’universalité des citoyens français est le souverain et je promets soumission et obéissance aux lois de la République et entends exercer le ministère du culte catholique dans l’église de la commune, lieu que les citoyens ont choisi."
Signé : Couderc

_ "La déclaration ci-dessus a été affichée et enregistrée le jour qu’elle a été faite."
Signé : Foussard

Sommaire


Présentation générale

L’église de Morogues a été inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1926.
Buhot de Kersers dans son "Histoire et statistique monumentale du département du Cher" (1874) la date de la fin du XIIIème siècle.
Les deux chapelles nord et sud ont été rajoutées au XVème siècle.
L’église est construite en pierre brune ; il s’agit de grés ferrugineux qui affleure entre Morogues et La Borne. Cet excellent matériau de construction se retrouve en partie dans la plupart des maisons anciennes de Morogues.
Le clocher a une forme originale. Partant d’une base carrée, sa section devient octogonale par le jeu de pyramides d’angle.
Jusqu’à la révolution, sa flèche aurait été beaucoup plus haute, ce qui devait donner à l’ensemble un aspect moins massif.
Un porche existait au-dessus de la porte ouest. Il a été supprimé en 1865.
Le cimetière qui entourait l’église a été transporté au Passoir en 1867.

Sommaire


L’intérieur

A l’intérieur de l’église, l’abside et le chœur ne forment qu’une seule travée. Les nervures de la voûte reposent sur des chapiteaux à crochets agrémentés de têtes et formant "culs de lampe". Deux chapelles du XVème siècle s’ouvrent sur la nef. Au Nord la chapelle de la Vierge, au Sud celle de Saint-Cloud, second patron de la paroisse. Deux inscriptions attestent l’existence de sépultures anciennes :
- L’une au milieu du chœur, sur le dallage, difficilement déchiffrable , indiquerait d’après De Kersers que :

"Ci gist noble demoiselle Philippe de Rochechouart, veuve de noble seigneur Jean Dumesnil Simon, en son vivant Seigneur de Maupas et de Morogues"

(par son mariage en 1440, Philippe de Rochechouart avait apporté Maupas aux Dumesnil Simon qui le conservèrent jusqu’en 1682, date d’acquisition par la famille Agard).
- L’autre, mieux conservée sur le mur sud, fait état du décès de Pierre Thépin curé, en 1504.

A part le maître autel en pierre daté de la fin du XVIIème, objets et installations diverses ont été réalisés pendant la seconde moitié du XIXème siècle :

  • Vitraux du chœur :
    • 1861 Maison Lobin à Tours
    • 1870 Maison Gerta à Toulouse
  • Les grisailles des verrières des fenêtres de la nef, 1862 et 1882 Maison Lobin de Tours
  • Les vitraux des deux chapelles
  • Les autels des chapelles
  • La chaire à prêcher : 1876 Ets Chauvet à Paris

A cette même époque, notons deux réalisations :

  • La voûte de la nef, en plâtre sur lattis, peinte en fausses pierres et qui tombe par morceaux aujourd’hui
  • La tribune où les chœurs se produisaient pour les principales fêtes de l’année, et qui donne également des signes de vétusté.

Les tableaux, tant ceux du chemin de croix que les deux grands sont, d’après les spécialistes d’un intérêt patrimonial certain et mériteraient une restauration. Il en est de même des lustres à cristaux.

Sommaire


Le mobilier

Dans le mobilier de l’église, cinq pièces remarquables sont classées "monuments historiques" :

Ces cinq objets proviendraient de la Sainte Chapelle de Bourges construite en 1392 par le Duc Jean de Berry, frère du roi Charles V et détruite en 1757. Ils auraient été amenés à Morogues au moment de la révolution.

Sommaire


Retour à la page précédente


Site réalisé en SPIP pour l'AMRF